Cérémonie du 11 novembre


Merci à notre porte drapeau




La traditionnelle cérémonie de commémoration de l'armistice du 11 novembre a réuni de nombreux Aiguèzois. 
Une cinquantaine de personnes, toutes générations confondues, ont répondu présentes à l'invitation de la municipalité pour honorer la mémoire des enfants du village et se souvenir de cette page difficile de notre histoire.

La cérémonie a débuté par un dépôt de gerbe par les enfants du village et le maire, la lecture des noms inscrits sur notre monument aux morts.


 L'hymne national a clos la minute de silence et précédé la lecture du discours officiel. Les enfants, accompagnés par Delphine enseignante à Saint Julien de Peyrolas, ont procédé à la lecture de textes préparés à l'école.
 Le maire a prononcé quelques mots avant d'inviter les participants à se réunir pour partager le verre de l'amitié.


Quelques photos :








Mot du maire :

Mesdames et messieurs, chers amis Aiguèzois,
Il y a 100 ans, 1916.
Une année marquée par :
La publication de la théorie sur la relativité générale par Albert Einstein,
L’Entrée en vigueur de l’impôt sur le revenu,
Les naissances de Bernard Blier, de Marcel Bigeard, de Marcel Cerdan, de Léo Ferré, de François Mitterrand ….…
Mais surtout dans la grande guerre, une année marquée par la bataille de Verdun,
Une bataille sanglante qui débute par une offensive allemande et la prise de nombreux points clés (Vaux, Douaumont, Fleury…), cette offensive sera arrêtée le 2 septembre, date à laquelle la V° armée allemande s’installe en position de résistance de longue durée. A partir du 13 septembre les forces françaises débutent la reprise des forts et la contre-offensive.
Une bataille de longue haleine, 10 mois, du 21 février au 15 décembre. Une bataille meurtrière qui a coûté la vie à 700 000 soldats. Une bataille qui a permis aux troupes françaises de prendre l’avantage et de faire reculer les allemands.
Il est naturel, que 100 ans après ce conflit nous ayons toujours des moments de recueillement, des moments de souvenir pour honorer nos aînés qui souvent au sacrifice de leur vie et de leurs meilleures années ont permis à la France de devenir un pays de liberté.
Tous les combattants de ce conflit sont aujourd’hui disparus. La grande guerre est passée dans la mémoire de l’histoire.

Cette histoire, Paul Valéry disait qu’elle « donne les clés pour comprendre notre présent et les moyens de penser notre avenir ». C’est bien le sens de cette commémoration. Chaque 11 novembre est l’occasion de se souvenir qu’une guerre ne vient pas par hasard.
Le combat pour la paix n’a rien d’un combat d’arrière-garde. L’engagement des peuples représente au contraire une condition indispensable au maintien de la paix.

A un moment où la vie est beaucoup plus facile et agréable, malgré des problèmes qui ne peuvent être occultés (chômage, intégration, mondialisation) prenons encore exemple sur cette volonté farouche de nos anciens, ces hommes et femmes qui ont payé un lourd tribu à la liberté et à l’indépendance auxquelles ils aspiraient. Ayons la sagesse de relativiser nos petites misères pour apprécier notre quotidien et poursuivre leurs actions pour garder un pays où il fait bon vivre. Au pied de notre monument aux morts, tirons les leçons du passé, ayons l’esprit ouvert pour transmettre à nos enfants les valeurs de la paix, celle qui débute au pas de sa porte.

Lorsque nous avons des doutes sur notre présent, sur notre avenir, sur l’évolution d’un monde où les repaires changent, sachons observer autour de nous pour prendre conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays de liberté et de tolérance dans lequel tout ne va pas si mal.

Restons optimistes, souvenons-nous que l’expérience aide un homme à se bâtir et que l’expérience aide un peuple à se construire.
Restons vigilants et transmettons notre histoire.

Je vous demande pour terminer d’avoir également une pensée pour tous nos hommes et femmes, militaires et civils, qui sont engagés dans le monde pour défendre nos valeurs.

Vive la paix, vive la république, vive la France.