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"Tient ce que sensuit"



"Tient ce que sensuit"

Une séance de dédicace, qui s'est tenue en salle de mairie à Laval Saint Roman, à l'occasion de la sortie du livre réalisé par Didier VENTAJOL " Lou Récataïre".
Après de nombreuses recherches sur Aiguèze, dans les archives et les nombreux ouvrages, ayant donné lieu à de multiples articles documents d'information et livre, Didier s'est intéressé à un village proche géographiquement et historiquement : Laval Saint Roman.
Son Travail nous présent un aperçu historique de la commune, l'étude de son compoix.

Un travail qui nous permet de mieux connaître la vie à une époque pourtant pas si lointaine, de mieux comprendre l'attachement à une terre ingrate mais nourricière...

Un ouvrage de référence sur Laval et issu de recherches historiques,
Une vie, une passion, un attachement à nos racines que Didier sait faire partager.




Dédicace d'un ouvrage,



Culture et Patrimoine


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Bonjour les amis !


A l'occasion de la sortie de ma nouvelle publication " LAVAL-SAINT-ROMAN 1594 " J'ai l'honneur de vous convier à une vente-dédicace qui aura lieu le


SAMEDI 15 JUILLET de 18h à 19h à LAVAL-SAINT-ROMAN salle basse de la mairie (gracieusement prêtée par la municipalité).



Thème de la publication: Connaître dans le détail un territoire au 16ème siècle, une opportunité pas si commune ! -  Aperçu historique - Ses seigneurs - Ses paysans - Ses cultures - Etude détaillée du compoix de 1594 - Copie du compoix - Nombreuses sources puisées directement dans les archives...
188 pages - 30 euros

Merci à vous toutes et tous !

Lou Récataïre

Histoires de Clochers


Durant la saison estivale, l'agglomération du Gard Rhodanien présente nos villages à l'occasion de visites guidées. Vous trouverez le programme de ces visites sur le site de l'Agglo ou dans les offices de tourisme de notre territoire.
Ces visites, moments d'échange et de convivialité, animées par des guides ayant une parfaite connaissance de nos pierres et des histoires locales, sont l'occasion de découvrir notre patrimoine ou de rafraîchir quelques souvenirs.





Notre village aura, en 2017, l'occasion d'accueillir 4 de ces visites. La première aura lieu le jeudi 29 juin à 09h30 en parallèle avec le marché hebdomadaire estival. Les suivantes, les Mardi 11 juillet, (09h30), jeudi 27 juillet (18h00), jeudi 10 août (19h30).
Participez ou/et invitez vos amis et proches à de telles visites  qui permettent de mieux connaître notre territoire.


A ces occasions, l'espace Rabelais (vitrine d'oenotourisme de l'agglo situé place Mallet à Bagnols sur Cèze) organise en liaison avec les producteurs une dégustation pour présenter les vins.
La mairie participera à l'organisation d'un apéritif de clôture de visite.
Une manière bien agréable de ponctuer ces visites et d'échanger avec nos visiteurs.




Commémoration

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Nombreux ont été les Aiguèzois, auxquels se sont associés quelques visiteurs, pour commémorer l'armistice de 1945.

Un cérémonial traditionnel : Dépôt de gerbe au nom de la commune, minute de silence, Marseillaise....

Un moment de partage, un instant solennel autour du souvenir et du devoir de mémoire, des minutes graves lors des lectures faites par les enfants....

Puis le temps des échanges autour du verre de l'amitié.


Photos: Jeannot N'GUYEN
Regroupement

Début de cérémonie


Amitié Franco Britannique

Dépôt de gerbe

Lectures des enfants en présence de la directrice de l'école de Saint Julien de Peyrolas

Lecture du message du secrétaire d'Etat

Mot du maire :


" La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims. Le 30 avril, le suicide d'Hitler, terré dans son bunker de Berlin avec son dernier carré de fidèles, avait sonné le glas des espoirs allemands.



Cette guerre laisse un bilan sans équivalent dans l'Histoire avec plus de cinquante millions de morts militaires et majoritairement civils (400.000 Américains, autant de Britanniques, 600.000 Français, huit millions d'Allemands, dix à vingt millions de Soviétiques).



Mais malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour le contraindre à capituler, près de quatre mois après l'Allemagne.



Les commémorations des deux derniers conflits qui nous ont opposé à l’Allemagne  restent controversées :

En 1975, le président Giscard d'Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration du 8 mai 45 dans le désir de se réconcilier avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens combattants,

En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s'est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé... sans rencontrer d'objections chez les citoyens.



Aujourd’hui, d’autres s’interrogent sur le fait de regrouper en une date unique les commémorations du 8 mai et celle du 11 novembre.



Pour nous, Aiguèzois, ces commémorations paraissent utiles à plus d’un titre ; par devoir de mémoire, par reconnaissance envers ceux qui ont souffert et pour certains jusqu’au sacrifice suprême, mais aussi pour contribuer à renforcer encore le lien social qui nous unit au-delà de nos divergences, pour renforcer notre attachement à notre pays et à notre village dont nous sommes si fiers, pour souligner que le dialogue et l’échange évitent l’étroitesse d’esprit et l’enfermement, que le partage reste seul garant de paix même dans un petit village.



Cette date du 8 mai marque une victoire militaire. Le nazisme proprement dit est mort avec son fondateur dans le bunker de Berlin, le 30 avril 1945. Aujourd’hui, d’autres menaces sont présentes. Extrémisme, racisme, terrorisme, mondialisme, appât du gain et du pouvoir,



Espérons que le président que les français ont mis en place hier puisse maintenir notre pays en paix malgré ces menaces, malgré l’instabilité mondiale. Qu’il reste le garant de cette liberté et de cette paix si chèrement acquises."





Commémoration du 8 mai

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Un prochain rendez-vous pour tous :


Quid : Pourquoi le drapeau Français est-il Bleu Blanc Rouge ?
 
La version la plus répandue de l’origine de l’emblème national nous est la suivante:

Le blanc de la monarchie, le rouge et bleu de la ville de Paris

« Le drapeau tricolore est né de la réunion, sous la Révolution française, des couleurs du roi (blanc) et de la Ville de Paris (bleu et rouge) ». Avant d’être un drapeau, l’emblème était une cocarde. Dans ses Mémoires, le marquis de La Fayette (1757-1834) raconte que, trois jours après la prise de la Bastille, il obligea Louis XVI se rendant à l’hôtel de ville de Paris à porter la cocarde tricolore, « signe de l’alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Celle-ci devient alors un symbole du patriotisme.

Randonnée découverte

Aprés avoir fait profiter nos visiteurs et nous mêmes des trésors cachés de notre village lors des Journées du Patrimoine en Juin et en Septembre. L'association "Racines Aiguèzoises" nous invite  à une randonnée le dimanche 11 Décembre afin de nous amener vers les secrets des mégalithes et capitelles aiguèzoises. Le rendez vous est pris...
Voici les détails de l'organisation :


Une noyade évitée...en 1950

Un voisin peyrolais, collectionneur et passionné d'articles de journaux nous a remis un article publié sur " Le Pèlerin" du 17 Septembre 1950 relatant une anecdote sur le sauvetage d'une petite fille qui se noyait dans notre Ardèche par un chien. Nous l'offrons à votre curiosité.


Journée du patrimoine de pays le 18 Juin

Le bureau de l'association RACINES AIGUEZOISES, présidée par Charles Bascle, (nouvelle association ayant pour but de mettre en valeur le patrimoine et l'histoire du village), s'est réuni MERCREDI 25 MAI pour préparer la JOURNEE DU PATRIMOINE DE PAYS : sur le thème "découvrir le patrimoine caché de la Commune " ,en accord avec la Mairie qui les remercie pour leur engagement et cette mise en valeur de notre village.
Le programme des visites gratuites offertes au public a été arrêté comme suit :

SAMEDI 18 JUIN de 14h à 19h  

RENDEZ-VOUS PLACE DE LA MAIRIE pour une visite libre par ateliers de 14h à 19h 


Merveilles de nos bois : MÉMOIRE DES CHARBONNIERS

Entrons dans la forêt et la garrigue d’avant la houille (+/- 1870), d’avant le charbon de terre et de pierre (anthracite).La forêt est un lieu de vie, bruissant d’agitation humaine et de rumeurs aux parlers et accents multiples, du petit lever au coucher du soleil.


Ecoutez ! Là-bas, la cognée du bûcheron qui orchestre les chants d’oiseaux, et par là, des rires d’enfants suivit de la cueilleuse de
myrtilles accompagnée de son ami le chasseur de vipères, à moins qu’elle ne vienne ramasser du chiendent ou ramasser des glands à torréfier.  Et de là, la vie de la charbonnière … notre charbonnier, sa femme et leur marmaille, arrivent dès que le merle et la grive commencent leur nid, après le travail du bucheron, quand le bois a un peu séché : leur vie est particulièrement rude ; femme et enfants travaillent avec le père de famille, en toutes saisons. Ils construisent des cabanes en bois ou en pierres et montent les charbonnières tout près pour les surveiller tout au long de leur combustion. Ce chantier n’est pas un ensemble constitué une fois pour toute. Il naît, grandit, décline et s’éteint. C’est pour un temps (de 6 mois à 8 ans) une cité végétale qui émerge de la forêt. Il s’y déroule une vie quotidienne avec des mariages, naissances et décès.

 Le charbonnier choisit l’endroit où construire son habitat et sa première meule. Il cherche d anciens emplacements car il faut moins débroussailler et la terre y est restée profondément plus chaude. Même 30 ans après, la couleur plus foncée de la terre, l’herbe d’un vert-gris particulier, le guidera.
L’emplacement de la meule ne se fait jamais au hasard. Dans le cas contraire, il choisit un emplacement fait de terre meuble, parfaitement aplani, sur lequel il plante un poteau central de 2 m de hauteur autour duquel seront déposés des copeaux puis des branches serrées verticalement de façon que la meule s’effondre progressivement au cours de la calcination.
Une fois entassée, la meule peut atteindre 1,60 m de hauteur et représente de 12 à 14 stères de bois. On la recouvre alors d’une épaisse couche de feuilles, puis d’une couche de terre agglutinée avec un peu d’eau. C’est cette lourde chape qui permet au bois de se calciner lentement sans flamme vive.
Pour allumer sa meule, le charbonnier grimpe à son sommet, enlève le poteau central et verse dans l’espace ainsi libéré une pelletée de braises rouges. Le feu une fois pris, le charbonnier rebouche la cheminée avec un petit pieu, gardant son poteau central pour de futures meules. Traditionnellement le charbonnier installe plusieurs meules dans sa clairière, mais prend soin, de n’en allumer qu’une meule à la fois afin de bien surveiller la calcination du bois.

La cuisson d’un fourneau peut prendre de 36 à 50 heures selon l’importance de la meule, la nature du bois rassemblé et le tirage donné. L’orage imprévu ou les risques d’incendie constituent les grandes craintes du charbonnier. L’ouverture du fourneau demande 2 bonnes heures d’un travail qui doit être précis et rapide. La poussière brûlante rend la tâche très pénible. Avec son râteau à longues dents, le charbonnier fouille les entrailles de la meule pour en extraire les braises. Le charbon obtenu est ensuite entassé en roue, une fois refroidi. Vient ensuite le travail de l’ensachage, auquel peut participer toute la famille. Quelques temps après, grâce à des charrois de bouviers, le charbon de bois gagne enfin villes et villages, ou il est vendu au poids.
Son logement, une cabane : petite pour ne pas perdre trop de bois et y garder un peu de chaleur en hiver ; elle est ronde dressée sur 3 ou 4 pieux, faite de branches, branchages, mousses, fougère, genêts, recouverte de gadoue et tapissée de motte de gazon. Elle se confond dans le paysage. Jamais vraiment fermée : la nuit notre charbonnier doit se lever toutes les deux heures. Au fil des années, modernisme oblige, on la couvrira de papier goudronné, de tôles, ce sera même une baraque en planches avec toiture. Pas de cheminée, le charbonnier allume au milieu de sa case sur un losange de pierres plates, son feu de charbon qui brûle sans fumée… Il s’agit de fumards, ces morceaux de bois qui n’ont pas bien cuit. Quand il fait vraiment trop,  trop froid, il s’enveloppe d’un sac à charbon.

La mobilité et le manque d’écrits rendent incertaine la descendance des familles de charbonnier et permettent peu de reconstituer civilement les familles.
Globalement un enfant nait tous les deux ans, plusieurs meurent en bas-âge et peu, très peu arrivent à l’âge adulte. Dès 9 ans, il aide son papa à rouler le bois et à préparer les fouées, mettre le précieux combustible dans les sacs (parfois on triche ! on ajoute du sable !), vérifier la couleur de la fumée ; bleu c’est OK, blanc ce n’est pas bon !), à le ramener quand il a pris une petite cuite, braconner du petit gibier. Ils aident leurs mamans également, notamment à fabriquer des galettes de châtaignes, à traire la chèvre qui fournit le lait, à cueillir myrtilles, champignons et légumes sauvages, à récolter de l’eau pour la soupe (parfois même, après la pluie dans les ornières laissées par les charrettes).
L’enfant du charbonnier n’a pas vraiment le temps d’apprendre à lire et à écrire, ni à jouer de la petite trompette ou flûte qu’il s’est fabriquée dans un rejet vidé de sa sève. Mais il apprend bien d’autres choses plus utiles à son quotidien. Ses père et mère lui transmettent, les trucs et astuces indispensables à la vie nomade.

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, l’activité de charbonnage est surtout pratiquée par les paysans et les artisans qui exploitent la forêt selon leurs besoins et cette activité n’est pas considérée comme un métier à part entière. L’activité des charbonniers devient une spécialité dans la seconde moitié du XIXème, d’abord aux mains des Auvergnats, puis à celles des Italiens. L’immigration italienne s’intensifie entre 1870 et 1914, d’abord pour les travaux saisonniers, puis pour fuir la misère sociale ou le régime fasciste instauré par Mussolini. Le terme charbonnier désigne le travailleur de la forêt, sachant couper le bois et le carboniser. Très vite, ils sont appelés par les villageois « les charbonniers ».
Le charbon de bois est une substance solide s’apparentant au carbone, obtenu après le dépouillement du bois de toutes les matières volatiles qu’il contient grâce à la chaleur. Le charbon de bois fournit en énergie les véhicules à gazogène des années 1940.

Les derniers charbonniers, souvent surnommés les gueules noires disparurent à l’époque de la seconde guère mondiale, à cause de la vulgarisation du gaz butane.

Béatrice Chauvin

L'ampoule et le robinet à Aiguèze...pas si longtemps que cela

Béatrice Chauvin, dans le cadre de la page "Souvenirs et Anecdotes" du Bulletin Municipal, s'est renseignée et a recueilli quelques témoignages pour nous parler de l'apparition de l'électricité et des robinets dans notre village...il n'y a pas si longtemps que ça... Découvrez

Quelques flocons de neige et nous voici bloqués ! Un orage…. et la panne d'électricité nous est fatale ! Ces évènements nous montrent combien nous sommes asservis et dépendants des techniques, combien un grain de sable crée une situation catastrophique.
Qu'en diraient nos grands parents qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour faire face au déchaînement des éléments ? Car eux  étaient capables de tenir un siège et ne se laissaient pas démoraliser par une couche de neige ou une rafale de vent.








Quand l’électricité remplace le pétrole :

                            La fée Electricité

Outre le feu qui éclairait souvent les maisons le soir à la veillée, on possédait des lampes alimentées par du pétrole, des caleù  (lampe suspendue  à huile ou à pétrole) et des bougies qu'on achetait au colporteur et qu'on faisait brûler avec parcimonie.





Notre village a vu s’allumer les premières lampes électriques le 20 mars 1930, en fin de matinée

Imaginons le premier soir autour de la table :
-       C’est sûr que ça ne marchera pas… elle ne s’allumera jamais cette ampoule
Alors, on a attendu autour de la table de la cuisine juste sous l’ampoule éteinte
Soudain la lumière est arrivée. On voyait comme en plein jour. Tout le monde a fait « Oh ! ».
Après on a mangé la brioche pour fêter l’arrivée de l’électricité



 
 











Pour l’histoire, l’arrivée de l’éclairage électrique si elle a été mal vécue par les compagnies délivrant l’huile, le pétrole et le gaz d’éclairage l’a été aussi par la population car tout le monde voulait la courant électrique mais personne ne voulait les poteaux et les fils !....

Et  l’eau courante au robinet, me direz-vous ?
Aujourd’hui, rien de plus cool : « Pour avoir de l’eau, c’est facile, il suffit d’ouvrir le robinet. »
 Et pourtant, il n’y a pas si longtemps,…  la majorité des fermes et des maisons possédaient un puits … il suffisait d’accrocher le seau à la chaîne du puits, de tourner la manivelle pour le descendre vide et le remonter plein…. sinon il y avait la pompe à main
Alors quand cette eau « servie à domicile » le fut elle pour tous les aiguèzois et aiguèzoises? il n’y a pas si longtemps… en 1962
Pour la petite histoire : pourquoi dit-on eau courante : En hiver, on ne fermait pas complètement le robinet.
L'eau coulait en permanence et cela lui évitait de geler : d'où le nom usuel d'eau 'courante'

Et d’où venait cet eau qui alimentait la Fontaine St Roch, le lavoir me direz-vous ?
Ce n’est pas sorcier : de la source … quelle source ?... de la source de Combasachier à la Roquette : cette eau acheminée via une canalisation et une citerne alimentait le village…
Pour la petite histoire, un jour… plus d’eau… que se passait-il ? ce n’était pas une histoire de sécheresse, donc , on rechercha la fuite, … rien… on ne trouvait rien… et pour cause… l’eau fuyait dans de l’eau !… quelqu’un avait tout simplement percé la canalisation au niveau de sa traversée de l’Aiguèze….

Et la lessive me direz-vous ?
Aiguèze  surplombant l’Ardèche, les femmes y faisaient leur lessive en cas de pénurie d’eau au village, sinon elle se rendait, avec leur faix de linge au lavoir. Ce lavoir fait partie maintenant de notre patrimoine. Restauré, entretenu, il sert d’attraction touristique. Mais que d’engelures, de maux de reins et de rhumatismes ont attrapés nos « lavandières » à plonger leur linge dans ces eaux froides, par tous les temps.
Le lavoir de l’Ardèche comme le lavoir du village étaient certes un lieu de lessive, de savons qui glissent et qu’il faut rechercher dans l’eau froide, de vent qui gifle le visage, de nez qui coule,  mais aussi un espace public, rempli de ménagères qui tout en frottant, infatigables, bavardaient à bâtons rompus, gloussaient, se chamaillaient presque pour raconter les derniers potins, riaient ( je suis sûre que l’on devait les entendre de rire de la route noire !), mais aussi un lieu de solidarité(ne serait-ce que pour tordre le linge à deux en sens inverse), en un mot un lieu de vie réservée aux femmes, une sorte de double du café du village pour les hommes !
Au fond, on n’était pas très loin du fameux "Ca c'est ben vrai ça !! !" de la Mére Denis ventant les mérites de la Machine à laver dans les années 80 !!


Béatrice CHAUVIN